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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 18:03

Aujourd'hui est un bien triste anniversaire : 3 ans jour pour jour que tu es parti.

Depuis ce temps, plus aucun BBDTC ne résonne à mon oreille, Kate Bush chante elle aussi différemment et le titre « Show must go on » n'a plus la même résonance.

Je ne vois plus aucune figurine de jeux de rôle sans penser à toi. L'autre jour, je suis allée à l'Atalante, là où nous aimions trainer ensemble dans nos virées nantaises. La libraire n'a pas changé et j'ai même hésité à lui raconter mon (notre) histoire. Puis je me suis ravisée et suis ressortie avec ce sentiment amer que les plus beaux moments passés avec toi étaient bel et bien finis.

J'aime à me dire que tu me vois d'en haut (s'il y a bien une vie après). J'aime à penser que tu dois sourire et parfois rire de me voir aux prises avec mes ptits bouts. Je veux croire que tu es fier de moi, de ce que je suis devenue même si tout n'est pas parfait bien sûr.

Je ne peux me résoudre à croire que tu n'es que poussière allant au gré du vent. Tu es bien plus que ça : un être qui manque à ma vie !

Et pourtant, aujourd'hui, j'aurais dû comme les années précédentes passer à l'église et allumer un ou deux cierges, symboles de nos cœurs qui battent à la place du tien. Je ne l'ai pas fait : l'oubli ! J'ai honte.

 

Alors, pour me racheter en quelque sorte, je dépose cette petite lettre sur la grande toile que tu aimais fréquenter et je l'accompagne d'une tes œuvres.

 

Tu me manques mon grand frere. Je t'aime.

BBDTC!

 

Par L'autre - Publié dans : journal intime
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 23:26

Les aquariums lumineux vous réservent des surprises. Je vous en ai dejà un peu parlé. Mais il est des choses auxquelles on n’est jamais préparé. Jamais vous dis-je …  Vous jetez un œil sur un profil qui vous parle mais pour de nombreuses raison que je n’énumérerais pas ici, vous passez votre chemin sans plus d’attention. Le lendemain, dans votre boite mail, vous recevez un poème, oui un poème. Probablementpoème que j’ai reçu de ma vie, et peut-être le seul ! Vous répondez courtoisement sans cacher votre étonnement et en espérant de tout cœur que celui qui vous a écrit n’a pas une flopée de poèmes–types qu’il distribue ainsi à tout va. A peine avez-vous répondu, vous recevez un nouveau message…
le premier


Je ne peux m’empêcher de vous en livrer quelques extraits en espérant que celui qui m’a écrit ces mots ne prendrait pas ombrage de se voir ainsi « affiché » sur la toile.

 

« à l'heure où le soleil en timide Cupidon d'octobre, transperce de ses dernières volées de flèches, le voile argenté sous lequel se glisse la Loire, là sous ma fenêtre; à l'heure où s'écoulent, fiers de leur toute puissance sur mon imaginaire, les accords cristallins de la "sonate au clair de lune"; à cette heure donc, voilà que se pose sur le rebord de l'autre fenêtre, cette drôle de petite fenêtre ouverte sur un drôle de petit monde, le plaisant message que de vous j'ai reçu. »

« Pas de vers ce soir mais, rassurez-vous je ne le fais pas pour tout le monde, car vous n'êtes pas "tout le monde", si je l'ai fait pour vous c'est que votre annonce faisait aussi partie pour moi de ces "petites choses".  Non, pas de vers ce soir mais qu'importe, quelques mots seulement, quelques mots puisés dans l'encrier aux mille couleurs des rêves de demains, quelques mots cueillis dans un petit jardins aux mille parfums.

     "…..", voilà un pseudo qui me plait, et si j'osais, si j'osais, je dirais au risque de me tromper, que ce pseudo vous ressemble en ce sens que vous devez être une personne très attachante, sensible, un brin rêveuse, rieuse, et qui assume pleinement ce en quoi elle croit. En résumé, quelqu'un de "bien", quelqu'un qui donne envie de faire connaissance, quelqu'un qui m'a donné envie de lui écrire même, même si l'envie parfois surpasse la raison. »

 

Ravissant non ? Bien sûr là, c’est mon côté fleur bleue qui parle et puisque me voilà d’humeur poetique, je ne peux m’empecher de vous inviter à aller voir cette petite video : http://www.dailymotion.com/video/k4alNmvDg1zFiNLdSr

Je rentre juste de voir ce spectacle : le Cirque Invisible. De l’humour, de la poesie (encore), du reve, de la magie…. Voilà  qui conclut parfaitement ce samedi !

Rideau.

Par L'autre - Publié dans : journal intime
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 23:56

Certains jours, le monde merveilleux des aquariums lumineux s’avère plein de jolies surprises comme je l’ai déjà raconté auparavant. Mais toute médaille a son revers, vous le savez bien. Force est donc de constater que ces derniers jours et aujourd’hui, plus particulièrement, j’ai gouté à la saveur amère des aquariums lumineux.

Tout a commencé pendant le weekend. Les poissons sont parfois plus disponibles et plus frétillants. La pêche paraissait intéressante et non dénuée d’intérêt. Pas forcement du 1er choix, ça j’en avais conscience : du quadra, divorcé ayant bien vécu, et du cadre commercial qui plus est. Ca aurait du me mettre la puce à l’oreille : je n’ai jamais eu beaucoup d’atomes crochus avec les commerciaux, VRP ou financiers en tout genre. Mais après tout, une exception est toujours possible, la fameuse, celle qui confirme la règle.

Le poisson du weekend s’absentait quelques jours et nous avions convenu de nous reparler aujourd’hui pour envisager une sortie autour d’un diner ou d’un petit verre. Je vous avouerais  honnêtement que je ne pensais pas le recroiser dans son aquarium. Mais il était là et moi aussi, alors le rendez-vous fut lancé avec un échange de portables et de prénoms, et pas même une petite photo qui aurait pu m’assurer que ce poisson là me plairait. Là, une de mes meilleures amies vous dirait : « Elle est folle ! Rencontrer quelqu’un comme ça ! Elle pourrait tomber sur n’importe qui ! ». Je dois admettre qu’elle n’aurait pas foncièrement tort mais parfois, le gout de l’imprévu est plus fort que la raison. Ce soir, cela fut le cas. J’arrivai au rendez-vous, lui aussi. J’essayai d’envoyer quelques plaisanteries histoire de montrer que je peux être une petite rigolote quand je veux et que j’étais surtout tout ce qu’il y a de plus à l’aise. Le diner se déroulait sans grand intérêt si ce n’est que je mangeais bien (comme j’étais invitée, je pouvais au moins me consoler avec ça…). Mais plus je l’écoutais, lui, le cadre commercial, plus je le regardais lui et ses magnifiques yeux bleus (attendez, il avait quand même cet atout là), plus je me disais qu’il me faisait penser à quelqu’un dans sa manière de parler et de rire. A qui ? La question restait posée…  je connaissais ce rire, cette manière de parler tout le temps de soi, cet accent un peu « parisien ».Et la réponse m’est venue d’un coup au milieu de mon magret de canard : Bernard Tapie ! Oui, c’était la caricature de Nanard ! Et là, on évite surtout de penser à ça trop longtemps par crainte de laisser échapper un fou rire…

Mais une fois que cette image vous a traversé l’esprit, une fois que vous vous êtes représentée en train de diner avec l’alter ego de Jo La Combine, je peux vous affirmer que le reste du diner, aussi bon soit-il, traine beaucoup trop en longueur à votre gout…

Nous nous sommes quittés en nous disant que nous pourrions peut être reprendre un verre, un soir  ensemble. Qu’est ce qu’on peut être hypocrite parfois quand on sort un tant soi peu de l’aquarium…

Allez courage, le prochain sera peut-être une bonne surprise. Apres tout, il m’a contacté en me disant : « Tu ne faisais pas tes courses vendredi soir à Lec… ? Je t’ai vu à la caisse ». J’ai éclaté de rire et lui ai répondu que la preuve était faite que je ressemblais au moins à mes photos ce qui est loin d’être toujours le cas…

La suite ?  

La suite au prochain épisode….

Par L'autre - Publié dans : journal intime
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 05:07
Déjà une semaine que ce petit blog sans prétention a été créé et on ne peut pas dire que je l'ai beaucoup alimenté. Je n'ai pas encore la "blogueuse attitude".
Pourtant, j'aurais tellement envie de vous parler de certaines choses. Bien sûr, continuer à vous parler des aquariums lumineux, il y a tant à dire. Mais aujourd'hui, j'ai juste envie de vous parler de N...
N, c'était mon grand frère. Eh oui, j'en parle au passé car cela va bientôt faire 3 ans qu'il nous a quitté à l'âge de 42 ans. Une malformation cardiaque comme on en voit dans "Urgences" ou "Grey's anatomy" sauf que là, nous étions loin du cliché des séries. La réalité nous a heurté de plein fouet, et lui en premier. J'ai passé quelques années à l'emmener faire des examens, à jouer son ambulancière préférée jusqu'au jour où il a rejeté ces examens, trop douloureux et qui impliquaient à moyen terme une greffe coeur-poumons.
Petit à petit, mon grand frère a décidé de ne plus se soigner. Que vouliez-vous que, nous, ses proches fassions ? On ne force pas quelqu'un à vivre s'il a décidé de ne plus se battre. Mais on envisage pas non plus qu'il va disparaître si prématurément.
Et pourtant, une sale nuit de novembre, le téléphone a sonné. Au bout du fil, ma mère qui m'annonçait que mon grand frère n'était plus... Cette nuit-là, tout s'est écroulé. Pendant quelques heures, j'ai haï tous ceux qui étaient encore en vie et qui n'avaient même pas conscience de la chance qu'ils avaient.
Ce fut un enchevêtrement de moments que je vous livre tels qui me viennent à l'esprit : revoir mon frère encore une fois, être auprès de ma mère, ressentir la présence de mes amis (ceux qu'il estimait être les siens ne se sont jamais trop manifestés...), les funérailles, le recueillement, la tristesse et le retour à la vie "ordinaire"...
Aujourd'hui, j'ai au moins appris une chose : la vie peut-être beaucoup plus éphémère qu'on ne le croit. Et si je me bats pour être plus heureuse que je ne l'étais à l'époque, c'est un peu pour mon frère. Peu importent les croyances des uns et des autres, je sais que, où qu'il soit, N. est heureux de me voir bien dans mon boulot. Il me taquinerait même s'il était encore de ce monde. Il trouverait forcément beaucoup à redire sur les rencontres que je fais dans les aquariums lumineux. Il jouerait son rôle de grand frère tout simplement...
Quand on perd ses parents, on devient orphelin ; quand on perd son conjoint, on devient veuve. Quand on perd un frère ou un fils, il n'y a pas de mots. On devient vide, c'est tout...


Par L'autre - Publié dans : journal intime
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 01:39

Dans le monde merveilleux des aquariums lumineux, on ne fait pas bombance tous les jours à moins de réunir les deux paramètres suivants : être une croqueuse d’hommes et habiter une grande ville.  Et je ne rentre dans aucune de ces catégories. Alors âpres des samedis « fastes » viennent des dimanches plus calmes. On s’évade un peu de l’aquarium, par la force des choses à vrai dire. Eh oui, les aquariums lumineux s’avèrent assez dépeuplés lors de dimanches ensoleillés… Allez comprendre pourquoi…

C’est dans ces moments-là que je vous parlerai de ceux qui m’ont permis d’y croire quelques heures, quelques jours, quelques semaines, et même quelques mois. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, il en existe,  au moins un, peut-être même deux,  qui ont réussi ce tour de force plus ou moins à leur insu … Je les appelle « les passants ». Le charme s’opère dans l’aquarium, l’osmose se crée petit à petit, on y croit (enfin c’est souvent moi qui y crois), on se voit, on en vient même parfois à se revoir. La magie continue d’opérer. La découverte s’avère douce, riche et parfois charnelle. He oui, je ne suis pas une âme éthérée, ne vous en déplaise ! Et je ne refuse pas les bras d’un homme qui me plait !

Quand toutes ces jolies découvertes, ces petits ou grands moments se sont déroulés, les passants ont souvent la fâcheuse tendance de vous asséner le coup de grâce ! La phrase dont on se serait bien passé : « Tu es jolie, intelligente, drôle (voir même, tu fais bien l’amour) MAIS je n’ai pas eu la petite étincelle. »  Là, on ravale sa fierté, on se dit qu’on se serait bien passé du «mais » ou même de la phrase en entier, et que si les passants étaient parfois un peu plus patients, ils pourraient peut être découvrir cette fameuse petite étincelle. Et puis, une fois l’amertume et le sentiment de petit échec personnel passés, on finit par ne garder en  mémoire que les  instants doux passés auprès du passant du moment.

Comme l’a dit le grand philosophe Benjamin Castaldi : « C’est que du bonheur ! » Alors, messieurs les passants, donnez m’en encore des petits ou grands instants de bonheur : je ne demande que ça !

 

Par L'autre - Publié dans : journal intime
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